Comprendre et savoir lire son ordonnance ophtalmologique

Comprendre et savoir lire son ordonnance ophtalmologique

Sommaire

Se rendre chez un ophtalmologue n’est pas une démarche d’aisance.  Pour plusieurs raisons notamment : troubles de la vision, inflammations de l’œil, douleurs oculaires et autres. On se rend chez l’ophtalmologue pour une consultation médicale et un examen de vue. A l’issue de cet acte, le spécialiste des yeux vous prescrit souvent une ordonnance pour des lunettes et/ou des lentilles oculaires

Il est important de savoir lire et comprendre cette dernière pour un opticien afin d’adapter parfaitement la monture à la correction et la morphologie. Cependant, cette tâche se révèle rapidement ésotérique pour un particulier. C’est alors pour vous faciliter la tâche que nous vous filons tous les secrets pour déchiffrer en un rien de temps, votre ordonnance ophtalmo.

 

La présentation d’une ordonnance ophtalmologique

 

Comme toutes les prescriptions, celle qui est ophtalmologique a la même configuration. C’est un papier subdivisé en deux grandes parties :

  • l’entête ; 
  • et les corrections proprement dites. 

Selon le cabinet du médecin, la présentation de ces dernières peut varier. Le document est saisi ou manuscrit, et dans ce dernier cas, il faudrait que l’écriture soit assez déchiffrable pour faciliter la lecture. 

prescription opthalmo

L’entête de l’ordonnance

 

C’est la partie du document située tout en haut. Il comporte différentes informations qui renseignent sur :

  • La date ;
  • Le nom du cabinet ou de l’hôpital ;
  • L’identité du médecin ou du service demandeur ;
  • Nom et prénom du patient ;

Le rôle de l’entête est de rassurer l’opticien ou le pharmacien sur la provenance de l’ordonnance. C’est à la suite de cette partie en partant du haut vers le bas qu’on retrouve la mention « ORDONNANCE MÉDICALE ». Vous pouvez observer quelques variantes sur d’autres formats. Dans tous les cas, elle débouche sur le contenu de la prescription proprement dite.

 

La prescription proprement dite

 

Cette partie contient tous les traitements prescrits par l’ophtalmologue pour la prise en charge de votre affection. Sa présentation est très variable d’un centre de santé à un autre. Il comporte entre autres informations :

  • Les noms des médicaments : il s’agit des noms commerciaux ou des dénominations communes internationales (DCI). On les souligne normalement lorsqu’ils sont manuscrits ;
  • La forme galénique ou la présentation en pharmacie ;
  • Les dosages : ils sont exprimés en mg pour la plupart ou en pourcentage pour certains ;
  • La quantité de chaque médicament à acheter ;
  • La posologie : c’est la manière dont le traitement se prend. Elle est indiquée à chaque prescription et écrite soigneusement avec tous les détails possibles. Les médecins procèdent souvent de cette manière pour s’assurer de la bonne compréhension des patients.

Dans le cas particulier des lunettes, le schéma est un peu différent. Ici, le médecin prescrit uniquement des verres correcteurs optiques et y ajoute toutes les informations complémentaires. Ces dernières regroupent :

  • Le type de verres prescrits : unifocaux, verres à profondeur de champs ou verres progressifs (parfois verres teintés ou verres à teinte thérapeutique);
  • La présence ou non de monture ;
  • Les caractéristiques de chaque œil aussi bien pour la vision de loin que la vision de près : elles sont sous forme de données numériques affectées de signes positifs (+) ou négatifs (-) ;
  • L’addition ;
  • L’écart pupillaire.

Selon la loi de consommation du 18 Septembre 2014, la mesure des écarts pupillaires doit être effectuée par l’ophtalmologiste et noter sur l’ordonnance. Cela permet de sécuriser l’achat de lunettes de vue correctrices sur Internet. Pour en savoir plus sur les meilleurs sites de lunettes en ligne, consultez notre dossier.

Il faut noter qu’à la fin de toutes ces informations, le médecin appose sa signature pour en certifier l’authenticité.

 

ordonnance opthalmo

Comment lire et comprendre l’ordonnance ?

 

La lecture d’une ordonnance se concentre sur les diverses prescriptions mentionnées par le soignant. Elle tient compte de la nature de la prescription qui, à son tour, dépend de votre trouble. Une prescription d’un simple médicament ne se lit donc pas de la même façon que celle d’une lunette.

 

Quelques abréviations courantes

 

Très souvent, pour des contraintes temporelles, les médecins optent pour des abréviations propres au corps médical. Il faut les connaître afin que la lecture se déroule aisément. Il s’agit entre autres de :

  • « VL » : vision de loin
  • « VP » : vision de près
  • « VI » : vision intermédiaire
  • « SPH » : sphère
  • « CYL » : cylindre
  • « ODG » : œil droit et œil gauche
  • « OD » : œil droit
  • « OG » : œil gauche
  • « Add » : addition
  • « EP » : écart pupillaire ou demi écarts pupillaires

 

Comprendre sa correction et ses défauts visuels

 

Pour les prescriptions de verres optiques, la lecture est totalement différente, du fait des informations qui sont présentes sur l’ordonnance. Partons encore d’un exemple typique :

ORDONNANCE DE LUNETTES.

Une paire de lunettes avec monture

Progressifs

               Œil droit :         +0.50 (-1.00) 20°

               Œil gauche :     +0.50 (-1.50) 60°

Addition : +2.00

Écart pupillaire : 59.0

 

Sur cette ordonnance, on peut bien lire qu’il s’agit d’une paire de lunettes avec monture. Les verres doivent être « progressifs ». Encore appelés verres multifocaux, les verres progressifs corrigent plusieurs troubles visuels notamment la presbytie. Il est important pour le médecin de préciser la nature des verres qui dépend du type de trouble de la vision du patient.

Qu’en est-il des inscriptions devant chaque œil ? Ce sont les caractéristiques précises que doit posséder chaque verre en fonction de l’œil. Elles sont libellées comme suit :

  • +0.50 : correspond à la puissance de l’œil exprimée en dioptries. Le signe (+) traduit l’hypermétropie et le signe (-) traduit la myopie ;
  • (-1.50) et (+1.00) correspondent à la valeur de l’astigmatisme pour chaque œil ;
  • 20° et 60° : désignent respectivement l’axe de l’astigmatisme pour l’œil droit et pour l’œil gauche.

L’addition est une information complémentaire qui correspond à la mesure en dioptries de la presbytie (vision de près). En ce qui concerne l’écart pupillaire, c’est la distance qui sépare le centre de chacune de vos pupilles. Le professionnel de la santé, c’est à dire l’opticien, aura besoin de prendre la mesure des demi écarts pupillaires car la majorité des personnes ne sont pas parfaitement symétriques.

On conseille pour l’acquisition de lunettes de remettre l’ordonnance ou à l’opticien afin qu’il le lise lui-même. Cela évite d’éventuelles erreurs qui peuvent perturber la correction du trouble visuel. Ces spécialistes sont bien formés pour comprendre chaque détail inscrit sur l’ordonnance. Ils les prendront en compte pour vous fournir les lunettes qui vous conviennent.

L’astigmatisme

 

L’astigmatisme est un défaut visuel où votre œil n’est pas complètement rond.

Idéalement, le globe oculaire a la forme d’une boule parfaitement ronde. La lumière y pénètre et se courbe uniformément, ce qui permet de voir clairement. En revanche, si votre œil a la forme d’un ballon de rugby, la lumière se déforme davantage dans une direction que dans une autre. Cela signifie que seule une partie de l’objet est mise au point. Les objets situés à une certaine distance peuvent sembler flous et déformés.

Il est fréquent de souffrir d’astigmatisme en même temps que de myopie ou d’hypermétropie. Ces trois pathologies sont appelées défauts de réfraction car elles concernent la façon dont vos yeux courbent (réfractent) la lumière.

L’astigmatisme est assez facile à corriger par un ophtalmologiste au moyen de lunettes, de lentilles ou d’une intervention chirurgicale.

Les symptômes de l’astigmatisme peuvent être les suivants :

  • Une vision floue ou déformée
  • Fatigue oculaire
  • Maux de tête
  • Difficultés à voir la nuit

La myopie

 

Vous avez du mal à voir les objets éloignés, comme les panneaux d’autoroute, jusqu’à ce que vous soyez à quelques mètres de distance, mais vous lisez facilement un livre de près ? Il est probable que vous soyez myope. Il s’agit d’un trouble assez courant que votre ophtalmologiste peut généralement corriger à l’aide de lunettes, de lentilles de contact ou d’une chirurgie oculaire.

La structure de votre œil est à l’origine de la myopie par rapport à la vision normale. Lorsque votre globe oculaire est trop long ou que la cornée – la couche protectrice extérieure de votre œil – est trop incurvée, la lumière qui pénètre dans votre œil ne se focalise pas correctement. Les images se concentrent devant la rétine, la partie sensible à la lumière de votre œil, au lieu de se concentrer directement sur la rétine. Cela entraîne une vision floue. Les médecins appellent cela un défaut de réfraction.

Symptômes de la myopie :

  • des maux de tête
  • le plissement des yeux
  • une fatigue oculaire
  • une fatigue oculaire lorsque vous essayez de voir des objets situés à plus de quelques mètres.

Les enfants myopes ont souvent du mal à lire le tableau noir à l’école.

L’hypermétropie

 

L’hypermétropie se manifeste lorsque vous voyez mieux les objets éloignés que les objets proches. Vos yeux se concentrent mieux sur les objets éloignés que sur les objets proches.

Les enfants atteints d’hypermétropie légère à modérée peuvent voir de près comme de loin sans lunettes, car les muscles et la lentille (cristallin) de leurs yeux peuvent très bien s’adapter et corriger l’hypermétropie.

Causes de l’hypermétropie
Vos yeux concentrent les rayons lumineux et envoient l’image de ce que vous regardez à votre cerveau. Lorsque vous êtes hypermétrope, les rayons lumineux ne sont pas focalisés comme ils le devraient.

La cornée, la couche externe transparente de votre œil, et le cristallin focalisent les images directement sur la surface de votre rétine, qui tapisse le fond de votre œil. Si votre œil est trop court, ou si le pouvoir de mise au point est trop faible, l’image ira au mauvais endroit, derrière votre rétine. C’est ce qui rend les choses floues.

Symptômes de l’hypermétropie :

  • des difficultés à faire la mise au point sur les objets proche;
  • des maux de tête
  • une vision floue
  • une fatigue oculaire
  • une fatigue ou un mal de tête après avoir effectué une tâche de près, comme la lecture.

La presbytie

 

À partir de la quarantaine, il devient plus difficile de voir de près, mais vous pouvez très bien voir de loin. C’est ce qu’on appelle la presbytie. En dépit de son nom, il ne s’agit pas d’une maladie. C’est une partie naturelle du processus de vieillissement. Et elle est facile à corriger.

La presbytie est souvent confondue avec l’hypermétropie, mais les deux sont différentes. La presbytie survient lorsque le cristallin de l’œil perd de sa souplesse. L’hypermétropie est due à une déformation du globe oculaire qui entraîne une mauvaise focalisation des rayons lumineux une fois qu’ils ont pénétré dans l’œil.

Vous remarquerez ces symptômes :

  • vous devez tenir votre livre, liseuse ou portable à bout de bras;
  • une vision floue à une distance de lecture normale;
  • maux de tête ou fatigue lors d’un travail de près.

examen de vue

 

Quelle est la durée de validité d’une ordonnance opthalmo

 

  • Si vous avez moins de 16 ans à la date de la consultation, l’ordonnance ophtalmologique n’est valable qu’un an.
  • Si vous avez entre 16 et 42 ans, la prescription est valable 5 ans. L’opticien pourra réaliser un examen de vue pour vérifier ou ajuster la correction si votre vue a changé sous le strict accord de votre opthalmo.
  • Si vous avez plus de 42 ans, l’ordonnance est valable 3 ans.

L’ophtalmologue peut spécifier sur l’ordonnance de lunettes qu’elle n’est pas renouvelable dans le cas d’un suivi médical précis.

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